Archives pour la catégorie la pluie et le beau temps

Nathan Bonne, gazouilleur

Je tweete depuis quelques jours. J’avais déjà fait des tentatives de gazouillis. Je ne suis pas un poulet de deux semaines non plus. Mais sans jamais m’y faire. Je dis que je tweete, mais je ne tweete pas encore sérieusement, pas en professionnel du pépiement. Je n’ai pas grand chose à dire de toutes les manières. Et trop peu de monde pour m’écouter dans le brouhaha des oiseaux bleus. Ce n’est pas grave en soi. Je ne suis ni une personnalité, ni un journaliste citoyen, ni un blogueur influent.

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Nathan Bonne, pour être continué

Amusé par les réactions qu’il provoquait un peu partout sur la toile, je suis allé lire sur Newsweek cet article sensationnel « The Fall of France ». Mais bon, un succès ne venant jamais seul dans le monde du spectacle, il était déjà éclipsé par « Fall of France II : How a Cockerel Nation became an Ostrich ». Lire la suite Nathan Bonne, pour être continué

Nathan Bonne, lynché

L’année se termine. Le rituel des rétrospectives est en marche. L’année du Zapping, l’année des Guignols, les grands bêtisiers de l’année… Je les regarde toujours d’un œil distrait. Faussement intéressé. Parfois je m’étonne – Bostonj’avais par exemple oublié les deux explosions du marathon de Boston et les frères Tsarnaïev, alors même que pour des besoins d’écriture, je me suis penché des jours et des jours sur d’anciens marathons, des courses burlesques à l’heure du balbutiement du sport moderne. Parfois je ne m’étonne même plus – il y a tant de choses qui se contentent de se répéter inlassablement comme ces slogans syndicalistes qui crient au grand soir alors qu’il fait déjà nuit depuis longtemps…

Personnellement j’ai passé une très mauvaise année. Lire la suite Nathan Bonne, lynché

Nathan Bonne, historien du 11 juillet 1963

Depuis quelques semaines, ce que j’écris ici revient en gros à exprimer tout ce que je ressens quand je suis assis devant la télé – que je regarde tout aussi bien couché – ou quand je feuillette électroniquement des sites internet d’actualité, de Voici à la Tribune. Ça pourrait être un exercice de style. Une contrainte éditoriale hebdomadaire qui m’apprendrait, semaine après semaine, à mettre les mots justes sur les justes ressentis.

Ça pourrait.

Mais ce matin par exemple, devant la moisson exceptionnelle de sujets que je pourrais aborder, je me sens tout mou. Je me sens las.

Entre la photo du petit Gregory – utilisée malencontreusement pour une affiche sur la garderie gratuite d’enfants du Festival de Jazz de Montreux, parce que le stagiaire en charge de la conception était jeune et étranger – l’affaire des apéritifs réguliers de la Police Municipale de Cogolin – je ne parle même pas de l’enquête truculente de l’IGPN pour faire tomber le réseau de soûlards – et le monde entier qui fêtera aujourd’hui les 95 ans de Nelson Mandela alors qu’il s’attend à sa mort depuis des semaines, j’ai comme une sensation d’ennui, une envie de causer météo. Lire la suite Nathan Bonne, historien du 11 juillet 1963

Nathan Bonne, bachelier des lointaines années

Les mêmes reportages que l’an dernier, on appelle ça un marronnier, c’est un peu comme le platane qu’on recroise régulièrement en revenant du boulot. Peut-être est-ce une façon de se rassurer. De se donner des repères dans un monde qu’on prétend en perpétuelle évolution, juste parce que les smartphones sont toujours plus perfectionnés.

Là, il s’agit des résultats du bac. Tu parles d’une information. Il y a ceux qui l’ont. Ceux qui vont au rattrapage. Ceux qui ne l’ont pas. Il y a ceux qui font des démonstrations de joie. Ceux qui font des démonstrations de peine. Il y a les parents qui pleurent. Les parents qui n’y croyaient pas. Il y a celle – ou celui, mais c’est souvent celle – qui se tape la meilleure de toutes les notes, au-dessus de vingt.

Alors que le tout n’est pas d’avoir son bac, mais d’en faire quelque chose, sans qu’il ne vous serve à rien. Lire la suite Nathan Bonne, bachelier des lointaines années

Nathan Bonne, touriste aveugle à Bugeat

L’Afrique perd un de ses fils. Un homme qui ne payait pas de mine, au visage toujours souriant. Du moins l’ai-je toujours vu ainsi. Du moins était-il toujours montré comme cela. Malgré les quelques images où on le voit, concentré, tendu, étranger à toute émotion, la machoire serrée, le corps emballé au rythme de sa course balisée vers la victoire, pour signer d’un M majestueux, d’une initiale historique son passage.

Non, je ne parle pas de Nelson Mandela. Lire la suite Nathan Bonne, touriste aveugle à Bugeat

Nathan Bonne, peu diverti et outré

A une époque pas si lointaine, je regardais fréquemment les chaînes info le matin. Et puis j’ai arrêté. Soit pour me concentrer sur les jeux disponibles sur Facebook, soit pour me lever beaucoup plus tard, soit pour perdre définitivement le pouvoir de la télécommande au profit de vidéoclips qui tambourinent trop inutilement aux aurores.Oh la la, ben voilà pour ce matin! Il faut croire surtout que j’en avais marre d’écouter des journalistes – à moins que ce ne soit que de simples présentateurs – demander à leurs invités telle ou telle chose au prétexte que les Français pensent ça ou disent ça de tel ou tel événement, comme si on les avait tous sondés durant la nuit. Je n’apprécie déjà pas qu’on fasse référence à la sacro-sainte opinion publique en pleine journée, ce n’est pas pour en entendre parler à 7 heures du matin ! Quitte à être chiant et à radoter comme une vieille grand-mère aigrie, je ne cesserai jamais de pointer du doigt cette tendance à prôner l’omniscience d’une foutue opinion publique qui plus est si elle est détenue par les seuls médias. Pourquoi ne pas tous émigrer en Corée du Nord pendant qu’on y est ? Lire la suite Nathan Bonne, peu diverti et outré